Pendant que les pays européens font la guerre aux Etats-Unis et à la Chine, pour le respect des protocoles de Kyoto, on se croit revenu, en Russie, au 19° siècle ; Période de l’industrialisation, où l’homme s’est crû plus fort que la nature et a tenté de la dominer. Ce n’est pas une question pour eux de se moquer des questions environnementales, mais plus complexe que ça, il y a une sorte de fascination à la mettre en pièces.

Au niveau écologique d’abord, les individus ne font aucun effort pour respecter l’environnement. Les parcs sont tapissés de détritus, les bouteilles vides remplacent les poissons dans les lacs... Quand bien même une personne voudrait faire attention, qu’elle ne le pourrait. Les poubelles dans la rue sont rares, et celles qui se présentent enfin sont submergées de déchets.

Certaines habitudes, jouant sur la pauvreté urbaine, permettent de réduire un peu le phénomène. C’est un peu comme si les individus laissaient leurs détritus à portée des plus pauvres, exprès. Les bouteilles et canettes vides, par exemple, sont ramassées et recyclés pour quelques kopecks, et certains, la nuit, font le tour de la ville, dans l’espoir de gagner de quoi manger.

D’autre part, la Russie, qui a pour emblème l’ours, n’affiche aucun respect pour les animaux. Leur adoration pour la fourrure, qui tien chaud pendant les rudes hivers, peut encore être comprise, mais cela va en réalité plus loin. Il est difficile de trouver un lieu festif, un rassemblement de foule, sans l’animal sauvage que l’on exhibe, en captivité. Le zoo est aussi la promenade la plus appréciée des moscovites, comme une sorte d’attraction à enfermer les animaux en cage.

Les animaux domestiques, au contraire, sont rendus à l’Etat sauvage. Les chats et chiens errants sont multiples dans la rue. Le poil abîmé, l’air craintif, ils font plus de peine qu’ils ne sont dangereux. Personne ne semble s’y intéresser, livrés à eux-mêmes, ils semblent survivre grâce aux détritus de la ville.

Il est difficile de comprendre ce penchant russe, pour un esprit européen élevé dans le respect de l’environnement et de la nature. Peut-être cela changera t’il, si la Russie s’ « occidentalise ». On peut l’espérer car, pour le moment, l’accumulation de ces bravades est réellement choquant.