Soirée sur les balcons, à regarder la ville. « Quel est ton meilleur souvenir ? », « Que vas-tu faire après ? »… ça change des débuts festifs et sans prise de tête. On s’est attaché à quelques personnes. On a réussi à sortir des discutions superficielles. Et, maintenant, on se rend compte que tout s’arrête. Mon carnet est plein d’emails, mais je sais que je ne resterais en contact qu’avec un nombre infime. Seulement si des occasions se présentent, on si cela vaut vraiment la peine de les provoquer. D’autres habitent à l’autre bout du monde, et on ne se reverra sans doute jamais. C’était bien, mais c’est fini. C’est comme ça.

Il y a plusieurs façons d’interpréter la chose. Il y a ceux qui en font tout un plat mélodramatique. Des « je ne t’oublierais jamais », « c’était le meilleur mois de ma vie », « promets moi de m’écrire » … D’autres font semblant d’en rire, et se cachent ensuite pour pleurer. D’autres enfin s’en fichent réellement, peut-être ; ou attendent d’être rentrés pour y penser. La chose positive, c’est que j’ai recupere la nourriture de tout le monde, et que j’ai maintenant de quoi ouvrir un magasin de produits de base (huile, soupes, the...) pour financer la fin de mon sejour !

Mais ça ne sert à rien de rester sur le passé. Il vaut mieux regarder vers l’avenir pour aller de l’avant. Mon emploi du temps pour les prochains mois n’est pas encore fixé. Date butoir, le 07 octobre : Rendez-vous avec ma maman à Pékin pour mon anniversaire. Entre temps, soit je reste un mois entier à Moscou, soit j’écourte pour passer plus de temps en Sibérie. Je commence à être lassée d’être ici, et n’ai plus la force de faire ami-ami avec les nouveaux arrivants. Irkoutsk et le lac Baïkal m’appellent avec empressement. De même, si je veux profiter de l’équitation en Mongolie et sortir un peu du parcours strictement touristique, il faut au moins une semaine sur place. D’un autre côté, j’ai toujours le stress du changement, des choses à régler ici (visas, achats, visites…) et des progrès à faire en russe. Entre ces deux sentiments contradictoires, le départ se situe entre le 10 et le 20 septembre. Difficile de faire plus précis pour le moment, mais je donnerais les dates en commentaire quand j’aurais acheté les billets.

Le programme pour la suite risque aussi de changer. J’ai rencontré quelques japonais et certains m’ont invitée à aller chez eux. Je dois y réfléchir. C’est possible après la Chine, entre le 21 octobre et le 01 novembre (début de mon stage au Cambodge). Je dois d’abord voir si c’est sûr, regarder le prix des billets d’avions (avec asian air pass notamment ça peut être possible), mais aussi des guest houses. Même si on m’a proposé de m’héberger, je sais que rien n’est jamais gratuit, et je préfère ne pas prendre de risque. Pour cette même raison, j’ai annulé mon escale à Dubaï. Peut-être tenterais-je l’Inde à la place ? A moins de rester plus longtemps ailleurs… C’est difficile de prévoir aussi longtemps à l’avance.

Voilà le petit résumé, même si il n’est pas forcément très drôle. A plus tard pour d’autres nouvelles... Et, en passant, pour avoir des mises à jour plus fréquentes que les articles, pensez aussi à regarder les galeries photos.